Poussé par Dieu à terminer la traduction de la Bible

Victor Opungu a travaillé sur la traduction de la Bible en mekeo avec la Papua New Guinea Bible Translation Association, une organisation partenaire de Wycliffe.

Un jour dans mon village natal de Veifa’a, j’ai vu une vieille dame s’avancer vers moi.
« Quand allez-vous terminer le livre que vous deviez finir, comme vous nous l’aviez dit ? m’a-t-elle demandé. Je veux lire ce que Dieu y dit. » Elle faisait référence à l’Ancien Testament.
« Cela va prendre beaucoup de temps, ai-je répondu. Nous avons besoin de personnes pour nous
aider. »

Ce long cheminement a commencé en 1994 quand, à 24 ans, la Parole de Dieu a pour la première fois parlé à mon cœur. Cette année-là je passais des heures en compagnie d’autres traducteurs assis à une table en bois, traduisant avec soin, en mekeo, les Actes des Apôtres.

Lorsque je traduisais la Parole de Dieu, c’est elle qui m’a traduit.

Dans Actes 19, j’ai lu que des gens brûlaient leurs livres de sorcellerie après avoir vu la
puissance de Dieu lorsque Paul prêchait. Un évènement semblable s’est produit lorsque nous traduisions le livre des Actes. Un homme de mon village s’est mis à croire au Seigneur, il a alors brûlé ses livres et son attirail, mais les mauvais esprits sortant de ces livres sont entrés dans son gendre et celui-ci s’est mis à dire n’importe quoi.

Quand un missionnaire et un de mes collègues traducteurs ont prié pour ce jeune, Dieu a répondu et il a immédiatement recouvré la raison. C’est alors que j’ai compris que ce Dieu devait être puissant. Quelque temps après, j’ai accepté Christ. Je dis aux gens aujourd’hui que, lorsque je traduisais la Parole de Dieu, c’est elle qui m’a traduit.

J’aspire au jour où je pourrai mettre toute la Bible entre les mains de cette vieille dame.

Nous avons terminé la traduction du Nouveau Testament en 1998 et cela a entraîné une percée spirituelle. Les gens étudiaient la Bible ensemble chez eux et Dieu régulièrement guérissait les corps et les esprits. Je savais cependant que le Nouveau Testament n’était qu’un début. J’avais lu 2 Timothée 3.16 : toute l’Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, […] dans la justice. Je savais que cela incluait l’Ancien Testament. Pendant les quatre années suivantes, je me suis entièrement consacré à la traduction de l’Ancien Testament en mekeo.
Je suis convaincu que lorsque mon peuple aura l’Ancien Testament, celui-ci transformera leurs vies à mesure qu’ils en sauront plus sur Dieu, sur la manière dont le péché est entré dans le monde et sur les raisons pour lesquelles nous avons besoin de Jésus. Lorsqu’ils liront l’histoire du Roi Saül, qui a désobéi à Dieu et perdu son trône, ils comprendront que Dieu exige l’obéissance. De plus, ils connaîtront plus intimement Jésus.

La traduction de la Bible n’est pas une tâche facile, mais je m’attache profondément à la vision que Dieu m’a donnée : voir mon peuple la lire de la Genèse à l’Apocalypse. J’aspire au jour où, dans le village, je pourrai m’approcher de cette vieille dame et mettre toute la Bible entre ses mains.

Mise en forme : Mary Tindall