Une Bible traduite ne suffit-elle pas? Aperçu chez les Kwanja

Les responsables d'Eglises kwanja, ayant reçu une formation en français, prêchent en français et souvent ne se rendent pas compte que la plupart des paroissiens ne comprennent qu’une petite partie du culte. La Bible en français a peu d’impact, et les responsables sont souvent de mauvais exemples de vie chrétienne. Le Nouveau Testament en kwanja est arrivé chez ce peuple en décembre 2005 en même temps que l'équipe Prom' alpha: un groupe de six jeunes qui ont passé deux ans dans la région pour encourager les Kwanja et les Mambila à apprendre à lire et écrire leur langue et à tirer profit de leur traduction.

Cornelia raconte...

A quatre reprises, ma collègue Shu-Mei et moi, avec l’équipe de traducteurs et d’autres collaborateurs, avons invité les responsables des Eglises kwanja à participer à un stage de formation à l’animation biblique dans leur langue.

Durant ces stages, nous avons partagé plusieurs enseignements pour fournir aux responsables des outils pour bien comprendre et communiquer les écrits de la Bible. Shu-Mei et un pasteur kwanja leur ont enseigné comment animer une étude biblique, l’école du dimanche, un groupe de jeunes, ou encore des rencontres de femmes ou d’hommes. Pour ma part, je leur ai appris différentes manières de jouer la Parole de Dieu sous forme de sketchs et quelques jeux pour intéresser les jeunes à la Bible.

Un témoignage émouvant

Séraphin, un catéchiste kwanja, pédalait six heures sur son vélo pour venir aux stages, et il arrivait toujours le premier ! Une fois, il nous a appris que sa femme l’avait quitté, que sa réserve de maïs avait brûlé et que son enfant était malade. Il était pourtant venu malgré tous ses malheurs, car c’était tellement important pour lui d’apprendre comment vivre pour Dieu.

Ce qui me ravit, c'est de savoir que ces stages de formation continuent sous la responsabilité de collaborateurs kwanjas.